Digitale

Digitalis purpurea

Digitalis purpurea

C’est une plante fort intéressante mais extrêmement vénéneuse, ce qui l’exclut de la thérapie "familiale" et en commande un usage strictement soumis au contrôle médical.

Ce fut seulement au XVIIIè siècle qu’un médecin anglais, qui avait appris l’usage de cette plante d’une "vieille aux herbes", en expérimenta les propriétés et divulgua les vertus. Mais la Digitale retomba presque aussitôt dans l’oubli, d’où elle ne fut tirée qu’en 1842 par le R.P. Debreye, qui en consacra définitivement la place parmi les cardiotoniques.

Ce sont les feuilles de la seconde année, avant la floraison, cueillies l’après-midi lorsque la teneur en glucosides est maximale, qui sont actives. Du point de vue thérapeutique, les principes intéressants de la digitale sont la digitoxine, la gitoxine et la gitaloxine, dont la concentration varie d’une plante à l’autre et selon la relation de la plante et son milieu : ces principes sont plus abondants dans les plantes qui ont poussé spontanément que dans celles qu’on cultive.

Digitalis purpurea

La Digitale est le principal médicament pour le cœur et est indispensable dans tous les cas d’insuffisance cardiaque et de troubles du rythme cardiaque. Aucun produit synthétique n’a réussi jusqu’à présent à la remplacer.


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