LES SOLS HUMIFERES


Ces terres forestières ou de sous-bois, contenant au moins 10% d’humus, se caractérisent par une couleur brun foncé, presque noire. La terre humifère type est le terreau. De consistance spongieuse, ces terres sont presque toujours humides. Elles présentent le plus souvent une réaction acide.

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Fougère

La flore spontanée est constituée de plantes de sous-bois et de lieux humides : bruyères, genêts, fougères, mousses, prêles, champignons, colchiques, carex, joncs, roseaux, saules, anémones Sylvie, populages, renoncules, peupliers sont les espèces le plus souvent rencontrées.

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Champignons

Légers et faciles à travailler, riches en azote et lieu d’une immense activité microbienne, ces sols sont assez fertiles et répondent souvent aux exigences des plus belles espèces du jardin : magnolias, camélias, rhododendrons...

colchique Ils ont l’inconvénient d’être instables, de se décomposer rapidement et de s’appauvrir. Ils demandent un entretien régulier. Ces sols se dessèchent très vite en été et sont difficiles à ré humidifier. Leur amélioration est surtout destinée à diminuer leur acidité en apportant des amendements calcaires en automne, chaulage à raison de deux poignées de chaux éteinte par mètre carré. Par ailleurs, des apports de terre végétale argilo-calcaire rééquilibreront l’ensemble. Épandre une couche de 15cm d’épaisseur environ, enfouir à la fraise du motoculteur pour bien mélanger à l’humus :on obtiendra une terre de jardin proche de la perfection.

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Bouleau

Les cultures en terre humifère concernent surtout les espèces acidophiles, les plantes d’ombre ou de mi-ombre, les plantes de terre de bruyère et des espèces aimant les sols marécageux.
- Ainsi, parmi les arbres : l’aulne, le bouleau, le catalpa, le savonnier, le cornus, la cytise, le magnolia, le chêne rouvre, le rhododendron, le liquidambar, le peuplier, le saule...

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Cytise

Parmi les arbustes : l’andromède, l’arbousier, l’arctostaphylos, l’azalée, la bruyère, le calycanthe, le cassiope, le céanothe, le chinonanthe, le cléthra, le daphne, le forthergilla, la gaulthérie, l’halésia, le kalmia, le sédum, le leucothoe, le pernettya, le seringa, la spirée, l’ajonc, l’airelle, le viorne, l’hortensia...

Parmi les conifères se plaisent en terre humifère : abies balsamea, Juniperus communis, Juniperus virginiana, Pinus rigida, Pinus contorta, Pinus storbus, le thuya...

Et parmi les grimpantes et vivaces, le lierre, le périploca, le stéphanandra, la glycine, l’astibe, le radiaire, le souci d’eau, la cardamine, l’iris, le pseudoacorus, le lysimachia, la salicaire, l’anémone du Japon, l’ancolie, l’arabis, le bergénia, le coeur de Marie, la gyroselle, le doronic, la fougère, le géranium vivace, l’hellébore, l’hosta, le lamier, le muguet, l’oxalis, lepachysandra, le polygonum affine, la pulmonaire, la pervenche, le trolle, le sildacéa, la ligulaire, le lobélia... ancolie

Conseil :
- Il est préférable de travailler ce type de sol superficiellement et de ne pas le labourer. Mieux vaut se contenter de l’aérer ou de le fraiser au printemps.
- Il est à noter que certaines espèces spécifiques des sols acides ne sont pas toujours très rustiques.


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