Le matériel d’arrosage *

pour le jardinier amateur.

On dispose de nos jours d’un appareillage très complet qui permet de faire face à chaque cas particulier. Deux notions très importantes doivent être connues avant de décider l’achat d’un appareil d’arrosage : le débit et la pression dont on dispose pour l’arrosage.

Le débit est la quantité d’eau arrivée en un temps donné : en litres / minute (l/mn) ou en mètres cubes / heure (m3/h).

La pression, c’est la force avec laquelle l’eau jaillit des robinets. On la mesure en kg/cm2 ou en bars à l’aide d’un manomètre. La pression est parfois irrégulière, selon la saison ou le moment de la journée, même !

Les tuyaux
- Ils ont une importance capitale dans l’installation d’arrosage, car ils permettent d’ajuster le débit. En effet, si la pression dont on dispose ne peut varier, il suffira d’augmenter le diamètre du tuyau pour avoir un plus gros débit.

Les arroseurs statiques

- Dispositifs très simples, ne comportent pas de mécanisme et répandent l’eau le plus souvent sur une surface circulaire. Destinés aux cultures fragiles, aux rocailles, ils diffusent une pluie fine. Il suffit de les planter dans un endroit dissimulé pour qu’ils restent discrètement en place toute l’année. Il n’y a plus qu’à les raccorder quand l’arrosage est nécessaire, d’où un gain de temps appréciable.

Les arroseurs rotatifs
- Appelés aussi tourniquets, ils fonctionnent dès qu’on les met sous pression (1,5 ou 2 bars). Ils ne possèdent pas de mécanisme, c’est la pression de l’eau qui entraîne le mouvement des bras. Les nombreux modèles du commerce, percés de trous divers sur les bras et les buses d’extrémité, projettent l’eau en jets variés et assez souvent décoratifs. Ils déversent l’eau en pluie fine et légère et conviennent aux cultures fragiles, aux massifs et aux jeunes semis.

Les arroseurs oscillants

- Ces appareils se composent d’un bras percé de trous ou muni de buses qui va et vient latéralement sous l’action d’un mécanisme hydraulique réglable. Ils couvrent des surfaces rectangulaires ou carrées, alors que les autres modèles arrosent en cercle. La surface arrosée est plus grande, ils conviennent bien pour le potager.

Les canons d’arrosage
- Ce sont les arroseurs les plus puissants dont dispose le jardinier amateur. Sur ces engins, le mécanisme d’arrosage repose sur le déport d’une palette sous l’effet du jet traversant le gicleur. ils couvrent des surfaces circulaires ou des portions de cercle. La portée du jet peut atteindre 15 m. Ils sont destinés aux grandes pelouses ou aux massifs d’arbustes importants.

Les terminaux d’arrosage
- On désigne sous ce terme toutes les lances, pistolets et rampes pouvant s’adapter au bout d’un tuyau pour des arrosages ponctuels. dans beaucoup de cas, ils remplacent le traditionnel arrosoir, mais avec l’agrément de ne pas sentir de poids au bout des bras.

L’arrosoir

- Symbole de l’arrosage d’antan, l’arrosoir reste indispensable pour toutes les interventions rapides et ponctuelles. Il faut deux arrosoirs, un de deux litres à long bec pour les plantes en pots et les jardinières et un de six litres avec pomme pour les semis, les jeunes cultures et les interventions limitées. Le gros de 10 ou 12 litres est inutile si on dispose d’une bonne installation d’arrosage.

L’arrosage intégré
- Nec plus ultra en la matière, ce système extrêmement perfectionné associe un réseau complet de canalisations enterrées à des arroseurs aériens ou escamotables. Avec ce système, on peut arroser de manière très précise, grâce à un ensemble très complexe de buses qui couvrent avec précision les secteurs du jardin déterminés à l’avance. Ces buses sont commandées par des electrovannes ou des mini-centrales hydrauliques et se déclenchent à des heures précises. De cette manière, l’arrosage peut être affiné en fonction des besoins des cultures et aussi de la pression disponible.
- Les modèles existants dans le commerce peuvent être montés par un utilisateur non averti, mais il est important de bien concevoir le plan au départ et de s’arranger pour que les zones d’arrosage se recouvrent approximativement d’un tiers.

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Arrosage

Le goutte-à-goutte
- Cette technique permet d’économiser l’eau. Chaque goutteur du système délivre environ 4 litres d’eau par heure au pied de chaque plante et fait partie d’une installation basse pression. Le défaut de cet appareillage est qu’il impose un quadrillage inesthétique avec des tuyaux. Cette technique est utile pour arroser des haies et des massifs dans les régions chaudes et sèches du Midi.

Les automatismes

- Très à la mode dans le domaine de l’arrosage, les programmateurs prolifèrent chez tous les marchands. Les mécanismes travaillent à la minute près sur plusieurs secteurs d’arrosage et peuvent se programmer plusieurs jours à l’avance. Couplés à des sondes hygrométriques, ils coupent automatiquement le programme d’arrosage lorsque le sol a atteint le taux d’humidité suffisant ; adjoints à des cellules photo-électriques, ils ne déclenchent l’arrosage qu’au coucher du soleil. Il existe aussi des vannes volumétriques qui mesurent la quantité d’eau déversée et interrompent l’arrosage automatiquement dès que nécessaire.

Programmer son arrosage, même avec une simple minuterie, évite bien souvent des inondations malencontreuses et les consommations d’eau inutiles. Il faut noter, d’autre part, que les programmateurs ne sont pas réservés aux seuls arrosages intégrés, mais qu’ils peuvent fonctionner avec une installation toute simple.


Commentaires

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mardi 10 mai 2011 à 23h54 - par  Pycris

Il faut suivre les indications qui sont dans la notice d’utilisation : l’arrosage dépend de la variété de plante à arroser, de sa situation (ombre/soleil) et de la taille du pot.

Le débit doit être réglé de façon à ne pas détremper la terre du pot.

Bon jardinage !

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mardi 10 mai 2011 à 22h23 - par  naturellement

J’ai installé un programmateur d’arrosage automatique pour 12 arbustes en terrasse. Sur le tuyau, 12 petites vannes réglables en débit.

Comment mesurer le débit d’eau (j’ai mis un récipient en dessous d’un "goutteur") et surtout, quelle quantité d’eau, par pied, par jour, convient-il de programmer ?

Je remercie par avance la personne qui pourra me conseiller !

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