Peut-on parler de rentabilité au jardin ?


Les revues ou livres spécialisés dans le jardinage ne sont pas très éloquents sur le sujet de la rentabilité d’un jardin amateur : c’est une question commerciale et, la bonne affaire que sont ces "clients-jardiniers-amateurs", qui sont prêts à tout pour la santé de leur bout de globe....

Au potager

Dépenses dans un potager
- Même si l’on ne compte pas le temps passé à la culture d’un jardin potager, les dépenses sont nombreuses :

  • Frais de location du terrain ou amortissement du capital engagé pour l’achat. Placer son argent dans un terrain n’a jamais été un mauvais placement, car la valeur du terrain augmente chaque année ;
  • Amortissement et entretien de l’outillage surtout s’il s’agit d’un outillage motorisé ;
  • Eau d’arrosage ;
  • Valeur des semences ;
  • Valeur des amendements et des engrais ;
  • Valeur des produits antiparasitaires ;
  • Frais de déplacement éventuels si le jardin est éloigné de l’habitation.

- Le total de ces dépenses ne devrait pas dépasser 30% de l’estimation des récoltes.-Pour le temps passé, il faut compter, en moyenne, 2 heures par semaine pendant 6 mois de l’année par 100 mètres carrés de terre cultivée (temps de cueillette compris). Un jardin de 300 mètres carrés requiert ainsi environ 150 heures de travail par an.

Recettes
- Il est difficile d’évaluer les recettes estimées pour la valeur des légumes récoltés dans un jardin potager.
- La conservation des légumes, facilitée par la vulgarisation du congélateur, augmente la rentabilité.
- De nombreux facteurs influencent les prix sur le marché. Dans les dernières années, on était arrivé à dire que "le jardin de la carotte" était périmé, le gazon prenait le pas sur la pomme de terre, la voiture et la télévision avaient relégué le jardin au second plan. Puis peu à peu le jardin a été de nouveau considéré parce que sa rentabilité fut finalement reconnue.

jardiniere jardinier

Au verger

- Dans un verger, le temps passé est moins important que dans un potager (50%).
- Les autres dépenses sont identiques à celles du potager (remplacer la valeur annuelle des semences par celle des plantations amortie en 10 ans).

Au jardin d’agrément

On peut difficilement compenser le temps passé et les dépenses. Mais doit-on évaluer les dépenses pour un jardin d’agrément dont on profite à longueur d’années et que les habitants des immeubles envient au jardinier amateur ? La joie de cueillir un simple bouquet paie au centuple les quelques dépenses engagées.

agrément

La rentabilité commence par la diminution des dépenses

Nous allons voir dans quels domaines on peut économiser.

  • Semences
    - L’amateur peut difficilement récolter lui-même des semences de qualité. Pour la graine de haricots qui coûte cher, il est cependant possible de récolter au moins un an sur deux. Il suffit de laisser les grains mûrir dans leur gousse, en fin de saison, puis de récolter les tiges et de les suspendre, groupées par bottillons, dans un grenier bien ventilé ou sous un hangar.
  • Outillage
    - Ne pas se laisser entraîner par l’achat de gadgets inutiles au jardin.
  • Fertilisation
    - Les engrais coûtent cher. Il est préférable d’acheter des engrais polyvalents en sacs de 10 ou 25 kg dans les coopératives agricoles, plutôt que des engrais tels que "spécial fraisier", "spécial rosier", etc..., en boîtes de 1 kg, dont le prix de vente est de 50 à 100% plus élevé.
  • Arrosage - Lutte antiparasitaire
    - Les articles consacrés à l’arrosage et à la lutte antiparasitaire donnent des indications sur les économies à réaliser dans ces domaines.
  • Au jardin d’agrément
    - Prendre soin de conserver les bulbes à fleurs (tulipes, jacinthes, glaïeuls), les boutures de géraniums, les tubercules de dahlias, cannas, bégonias, etc... .
    - Certaines fleurs s’obtiennent facilement par semis. Pourquoi acheter très cher les pieds à repiquer ? Un seul pied d’œillet d’Inde coûte le prix du paquet de graines qui en fournira 50 à 100 pieds.
    - La multiplication des plantes vivaces est facile. Pourquoi ne pas profiter d’échanges avec un voisin ou un ami plutôt que d’acheter des plants qui auront souffert plusieurs jours en attente chez le fournisseur ?
  • Analyse de terre
    - Même si une analyse de terre exige une petite dépense, on la refait rarement et, grâce aux résultats, on peut économiser dans le dosage des amendements et des engrais.

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